Show Less
Restricted access

Linguistique du discours : de l’intra- à l’interphrastique

Series:

Edited By Teresa Muryn and Salah Mejri

Cet ouvrage part de deux constats : le flou qui règne dans la définition des termes qui renvoient aux unités qui dépassent le cadre de la phrase, tels que discours et texte, et la barrière qui sépare le monde de la phrase et celui des discours et des textes. Le passage de l’ intraphrastique vers l’ interphrastique permet de tenir compte des règles qui régissent les éléments de la phrase – dont l’aspect énonciatif par lequel on glisse de la phrase en tant que structure vers l’énoncé en tant que réalisation concrète assumée par un locuteur et impliquant tous les éléments de la situation exigés par l’ancrage de l’actualisation énonciative – et faire le lien avec ce qui se passe quand on franchit les limites de la phrase.
Show Summary Details
Restricted access

Présentation de l’ouvrage Linguistique du discours : de l’intra- à l’interphrastique

Extract



Le choix du titre Linguistique du discours : de l’intra- à l’interphrastique part de deux constats : le flou qui règne dans la définition des termes qui renvoient aux unités qui dépassent le cadre de la phrase, tels que discours et texte, et la barrière qui sépare le monde de la phrase et celui des discours et des textes. Même si des avancées substantielles ont été réalisées dans l’étude des textes, genres et discours (cf. notamment les travaux de M. Adam, F. Rastier, P. Charaudeau, D. Maingueneau, etc.), il y a lieu de constater que les études portant sur l’énonciation, et conséquemment sur le discours, se subdivisent en deux approches, comme le souligne si justement F. Neveu 2004 : celle qui privilégie les « relations entre l’énoncé et les éléments constitutifs du cadre énonciatif (protagonistes, situation, circonstances spatio-temporelles, conditions générales de la production et de la réception du message) » et qu’on peut globalement regrouper sous l’étiquette d’analyse de discours ; celle qui se consacre à l’« étude des marques ou des traces de l’acte énonciatif laissées par l’énonciateur dans l’énoncé offrant au linguiste un champ d’observables d’une inépuisable richesse » et qu’on peut rattacher aux travaux sur la subjectivité dans le langage, l’implicite, l’inférence, la polyphonie, les opérations énonciatives, etc. Ces deux approches, certes complémentaires, ont du mal à proposer des règles aussi rigoureuses que celles qu’on a pour...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.