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L’autonomie éthique

Débat démocratique et vérité

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Giuseppe Nastri

La pensée moderne, en déconnectant la foi du dogme et la morale de toute métaphysique, ce que la Réforme protestante avait préparé, aspire à construire l’autonomie morale de l’individu. Son expression accomplie est l'impératif de Kant qui, indépendant de la raison pure spéculative, non seulement stipule la liberté de la volonté face au déterminisme scientifique mais constitue aussi un défi à la vérité.
Toutefois, cette autonomie morale de l’individu n’apporte plus la détermination qui caractérisait la théogonie hégélienne, l’ hybris nietzschéen et le silence respectueux avec lequel Wittgenstein répondait à l’indicible.
La liberté construit-elle le règne de l’expérimentation perpétuelle?
Or, si la liberté d’opinion et la priorité des procédures consensuelles définissent la démocratie moderne, selon les thèses de l’École de Francfort, le fondement de l'éthique s’inscrit désormais dans le refus de tout fondement intellectuel: il n’y a plus d’éthique indépendante de la politique qui permette de juger cette dernière – tout est devenu politique.
Néanmoins, pour qu'il y ait vraie liberté, le rapport avec l’Autre doit être consciemment évalué car la liberté ne consiste pas à faire ce que l’on veut (c’est-à-dire à suivre ses pulsions ou le conditionnement social) mais à vouloir ce que l’on fait. L’auteur propose un survol historique raisonné qui aborde les questions essentielles de l’éthique politique du temps présent.
Contenu: Ethique – Morale – Philosophie – Démocratie – Vérité – Opinion – Politique – Liberté.