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Internationalismes éducatifs entre débats et combats (fin du 19e - premier 20e siècle)

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Edited By Joëlle Droux and Rita Hofstetter

Internationaliser les questions relatives à l’éducation et l’enfance pour les résoudre à l’échelle globale afin de préserver l’avenir de la planète : tel est le dessein d’une myriade de mouvements et d’organismes pédagogiques, intellectuels, ouvriers, syndicaux, religieux, féministes, pacifistes durant les décennies marquées par l’émergence et les activités de la Société des Nations (SDN). Tout comme celle-ci, traversée de tensions et de conflits, l’internationalisation du champ éducatif a donné lieu à de multiples interprétations et incarnations, parfois convergentes, souvent contrastées, voire contradictoires. Les contributions réunies dans ce volume illustrent la variété des objets et des réseaux à travers lesquels se sont construits, partagés et diffusés ces internationalismes éducatifs. Protection des plus vulnérables, accès à la scolarité, éducation à la compréhension mondiale, conscientisation des classes laborieuses, émancipation des femmes, aide intellectuelle aux prisonniers de guerre : comment penser le rôle des échanges transnationaux dans la façon dont ces causes éducatives sont traitées, négociées, conceptualisées, réappropriées sur les terrains locaux et nationaux ?

L’ouvrage enrichit ici notre connaissance, en postulant que le changement d’échelle d’analyse, alternant espaces circonscrits et échelles plus globalisantes, peut mettre en lumière des facteurs d’évolution susceptibles de renouveler notre vision de cette période, et de son paysage éducatif.

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Notices biographiques des auteurs

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Notices biographiques des auteurs

Cécile Boss mène actuellement un projet de thèse sur l’histoire du Bureau international d’éducation (BIE), rattaché à l’équipe ERHISE et au projet FNS (N° 100011_169747). L’objet de la thèse porte sur l’analyse du processus de construction du BIE comme centre mondial d’éducation comparée entre 1925 et 1952 avec une mise en perspective en histoire sociale.

Émeline Brylinski est doctorante au sein d’ERHISE dans le cadre du projet FNS « le Bureau nternational d’éducation, plateforme de l’internationalisme éducatif » (n° 100011_169747). La thèse porte sur les agent.es de la coopération intergouvernementale en éducation et l’élaboration de recommandations « universelles », afin d’explorer les phénomènes de circulation des idées, les contributions, enjeux et controverses qui façonnent la cause portée par le BIE, soit d’asseoir la paix par l’éducation.

Joëlle Droux co-dirige l’Équipe de recherche en histoire sociale de l’éducation (ERHISE) de l’Université de Genève ; ses recherches portent sur l’histoire des politiques de protection de l’enfance et de la jeunesse au 20e siècle en Suisse et sur l’évolution contemporaine des réseaux et organisations internationales dans ce domaine.

Charles Heimberg est professeur de didactique de l’histoire à l’Université de Genève. Ses travaux portent sur l’enseignement de l’histoire, l’histoire sociale et du mouvement ouvrier, l’histoire de l’éducation, les enjeux mémoriels et de citoyenneté, la muséohistoire. Après avoir été rédacteur de la revue Le cartable de Clio, il s’occupe du site À l’école de Clio. Histoire et didactique de l’histoire. Il intervient également au sein de la Fondation ←299 | 300→pour la Mémoire de la Déportation et de sa revue En Jeu. Histoire et mémoires vivantes.

Rita Hofstetter est historienne de l’éducation et professeure à l’Université de Genève. Elle est présidente des Archives Institut J.-J. Rousseau et co-dirige l’Équipe de recherche en histoire sociale de l’éducation (ERHISE). Ses chantiers de recherche (19e-20e siècles) : déploiements des sciences de l’éducation ; construction de l’État enseignant et des savoirs de référence des formations enseignantes ; sociogenèses des internationalismes éducatifs (dont l’histoire du Bureau international d’éducation).

Joyce Goodman est professeure d’histoire de l’éducation à l’Université de Winchester (Royaume-Uni) et chercheure associée à CERLIS (Paris). Ses recherches portent sur la corrélation entre le travail des femmes dans et pour l’éducation pendant l’entre-deux-guerres et l’internationalisme et l’empire (en particulier du fait de l’intrication entre organisations internationales et régionales féminines, éducation et enseignement supérieur), et la méthodologie de l’histoire de l’éducation et de l’histoire de l’éducation des femmes.

Renata Latała, docteure en histoire contemporaine, également diplômée en études européennes, est collaboratrice scientifique au Département d’Histoire de l’Université de Genève. Ses recherches et ses travaux portent essentiellement sur les échanges culturels, les relations internationales et les réseaux intellectuels aux XIXe et XXe siècles, ainsi que sur l’histoire intellectuelle du catholicisme. Elle travaille actuellement sur le concept de solidarité et les pratiques solidaires dans le contexte de la fin de la Guerre froide.

Frédéric Mole, d’abord professeur de philosophie (en lycée et en IUFM), puis maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne, est actuellement collaborateur scientifique aux Archives Institut Jean-Jacques Rousseau (AIJJR) à l’Université de Genève (membre de l’équipe ERHISE). Ses travaux portent sur l’histoire des débats et des controverses politiques en éducation (19e-20e siècles).

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António Nóvoa, docteur en sciences de l’éducation (Genève) et en histoire (Paris), est professeur et recteur honoraire de l’Université de Lisbonne (recteur de 2006–2013). Il fut président d’ISCHE – Association internationale d’histoire de l’éducation (2000–2003) – et professeur invité dans diverses universités américaines (Oxford, New York, Brasília, Rio de Janeiro). Ses travaux sont liés aux questions historiques et comparatives de l’éducation, notamment à propos de la profession enseignante, des sciences de l’éducation, de l’éducation nouvelle. Il est actuellement ambassadeur du Portugal à l’Unesco.

Xavier Riondet est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de Lorraine. Actuel responsable de l’équipe Normes et Valeurs du LISEC EA 2310, il est chercheur associé à ERHISE et à la Bibliothèque Nationale de France (BNF). Son chantier de recherche porte sur l’analyse des processus par lesquels des savoirs peuvent émerger, être acceptés puis institutionnalisés, et permettre l’évolution de la normativité scolaire et des valeurs promulguées par l’École.

Bernard Schneuwly est professeur honoraire de didactique des langues de l’Université de Genève. Il travaille sur les méthodes d’enseignement de l’expression orale et écrite, la construction des objets d’enseignement dans les classes de français, l’histoire de l’enseignement de la langue première, le rapport entre enseignement et apprentissage dans une perspective historico-culturelle et l’histoire de la didactique et des sciences de l’éducation.

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