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Apprendre : la rencontre entre motivation et métacognition

Autorégulation dans l’apprentissage des mathématiques en formation professionnelle

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Jean-Louis Berger

Les avancées technologiques et les transformations du monde du travail requièrent la formation d’apprenants en mesure de se recycler professionnellement, de suivre des formations continues poussées, soit d’apprendre tout au long de la vie. Comment préparer les individus à un tel défi ? Une compétence clé pour y faire face est le développement de l’autorégulation de l’apprentissage. Cet ouvrage traite des processus d’apprentissage chez des adolescents et jeunes adultes. Le principal objet consiste à comprendre comment ces étudiants s’autorégulent, autrement dit comment les aspects motivationnels, cognitifs et métacognitifs interagissent, dans leurs processus d’apprentissage. Cette réflexion est menée à partir d’une étude portant sur l’apprentissage des mathématiques dans le contexte de leur future profession.
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Chapitre 2: Métacognition, Apprentissage Et Mathématiques

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CHAPITRE 2

MÉTACOGNITION, APPRENTISSAGE ET MATHÉMATIQUES

Just as fever is a secondary symptom, an epiphenomenon of disease […], so the outcome of intelligent evaluation and control of one’s own cognitive processes are secondary symptoms of the basic underlying processes of metacognition.

Brown (1978, p. 79)

What’s all the Fuss about Metacognition?

Schoenfeld (1987, p. 189)

INTRODUCTION

Dans le champ d’étude de la métacognition, nous pouvons distinguer deux courants de recherches majeurs qui se sont historiquement développés de façon relativement indépendante. L’un, instigué par Flavell (1971), se situe dans le champ d’études de la psychologie développementale et l’autre, représenté notamment par Nelson (Nelson & Narens, 1990), dans celui de la psychologie cognitive. Ces deux courants diffèrent tant au niveau de leurs objectifs que de leurs méthodologies. Tous deux ont étudié la métacognition dans le domaine de la mémoire avant de la généraliser à d’autres domaines, notamment celui des apprentissages dans les cadres scolaire et formatif. Avec Koriat (2002), mentionnons deux autres courants de recherche s’intéressant à la métacognition: celui de la psychologie sociale, dont les recherches portent plutôt sur les connaissances et croyances métacognitives (perceptions de soi, attributions causales, humeurs), et celui de la neuropsychologie cognitive, qui étudie principalement le fonctionnement exécutif. Selon Koriat (2002), le courant développementaliste s’est plus centré sur les variations entre ← 23 | 24...

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