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Insertions

A quinze ans, entre échec et apprentissage

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Tania Zittoun

Que peut faire une personne de quinze ans non promue à la fin de l’école obligatoire ? A quelles conditions une année scolaire de la « dernière chance » peut-elle lui permettre de commencer une formation professionnelle ? Pourquoi un jeune traité comme « mauvais élève » pendant toute sa scolarité s’engagerait-il dans une année d’école supplémentaire ?
Ce livre documente un dispositif d’insertion « de la dernière chance » qui a eu des résultats étonnants : après une année, 80% des élèves qui y passent trouvent une place d’apprentissage et y restent. Pour comprendre l’efficacité de cette formation, l’auteur montre comment les propriétés d’un dispositif peuvent répondre aux besoins spécifiques de jeunes personnes : Comment un cadre pédagogique peut-il soutenir l’identité du jeune ? En quoi les échanges entre formateurs peuvent-il aider le jeune à prendre conscience de ses compétences ? Comment les enseignants peuvent-ils faciliter la reconnaissance de leurs élèves par les employeurs ?
Cet ouvrage analyse un dispositif visant à aider des jeunes à changer et à trouver leur place dans le monde du travail. Il met en évidence le rôle de formateurs constituant des « équipes médiatrices ». Il propose ainsi des outils pour mieux comprendre les dispositifs de formation et d’accompagnement des transitions de jeunes personnes.

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INTRODUCTION 1

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Introduction Imaginons une personne de 15 ans non promue à la fin de l’école obli- gatoire. Elle ne peut évidemment pas envisager une formation pré- universitaire; mais de plus, étant donné les règlements en vigueur, elle ne peut pas non plus commencer un apprentissage professionnel. Sans formation, que peut-elle faire? Comment pourrait-elle trouver un em- ploi, surtout lorsque ceux-ci sont rares dans un marché en crise? Pourra- t-elle éviter une progressive exclusion sociale? POUR COMMENCER UNE FORMATION PROFESSIONNELLE En Suisse, la formation professionnelle concerne une très large propor- tion de la population. Au terme de l’école primaire, les élèves sont dis- tribués entre les différentes filières du secondaire I (secondaire inférieur). Quelques orientations préparent aux études gymnasiales ou à l’ensei- gnement, une orientation prépare généralement aux formations profes- sionnelles (secondaire II), et il existe parfois une orientation qui rassem- ble les élèves qui n’ont pas les notes requises par les deux autres types de filières; celle-ci permet, au mieux, de commencer une formation élé- mentaire. En 1995/1996 et 1999/2000, 86% des jeunes suisses détenaient un di- plôme du secondaire II: 66% avaient achevé une formation profession- nelle, alors que seulement 20% avaient achevé une formation générale (de type maturité1 et écoles normales); enfin, 14% n’avaient aucune for- mation, une formation d’une année ou une formation élémentaire (source: OFS, chiffres pour 2000).2 1 Obtenue à 18-19 ans, la maturit...

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