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Langues et cultures dans l'internationalisation de l'enseignement supérieur au XXIe siècle

(Re)penser les politiques linguistiques : anglais et plurilinguisme

de Françoise Le Lièvre (Éditeur de volume) Mathilde Anquetil (Éditeur de volume) Martine Derivry-Plard (Éditeur de volume) Christiane Fäcke (Éditeur de volume) Lisbeth Verstraete-Hansen (Éditeur de volume)
Collections 242 Pages
Série: Transversales, Volume 46

Résumé

Malgré les recommandations des institutions de l’Union européenne invitant les Etats à reconnaître la diversité linguistique de leur territoire et à promouvoir l’enseignement des langues selon une éducation ouverte à la pluralité et à l’interculturalité, on constate de nos jours une hégémonie croissante de l’anglais. Cette langue n’est plus considérée comme une « langue étrangère » mais comme la lingua franca de l’internationalisation de l’enseignement supérieur en Europe et dans le monde entier. Notre ouvrage, en tandem avec le second volume publié dans Heteroglossia (2018), réunissant didacticiens des langues, historiens et économistes, se propose d’examiner le rôle de l’anglais dans les stratégies d’internationalisation et d’interroger le plurilinguisme effectif des individus et le multilinguisme des institutions. Plus largement il s’agit de (re)penser les politiques linguistiques dans l’université du XXIe siècle, afin d’articuler la position hypercentrale de l’anglais avec la gestion d’un plurilinguisme plus démocratique.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • À propos des directeurs de la publication
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Introduction (Mathilde Anquetil / Martine Derivry / Christiane Fäcke)
  • Sommaire
  • I. L’internationalisation et l’anglais
  • L’internationalisation des universités XIXe-XXIe siècles (Christophe Charle)
  • Internationalisation, anglicisation et politiques publiques de l’enseignement supérieur (Claude Truchot)
  • The Rise of Global English (Rosemary Salomone)
  • English in the Educational Expanding Circle: Power, Pride, and Prejudice (Gilles Forlot)
  • L’anglicisation comme phénomène anthropologique (Pierre Frath)
  • Les classements des universités et les indicateurs bibliométriques : quels effets sur le multilinguisme dans l’enseignement et la recherche ? (Michele Gazzola)
  • II. Relever le défi du plurilinguisme
  • Trying to Reconcile European Language Politics and Linguistic Realities in a World of Globalization (Konrad Schröder)
  • De la didactique des langues à la didactique du plurilinguisme (Marie-Françoise Narcy-Combes / Jean-Paul Narcy-Combes)
  • Eurocomprehension – the positive impacts of plurilingual competence on European democracy (Franz-Joseph Meißner)
  • Postface: Le plurilinguisme, le pluriculturalisme et la place de l’anglais dans l’internationalisation de l’éducation (Olga Galatanu)
  • Titres de la collection

Françoise Le Lièvre, Mathilde Anquetil,
Martine Derivry-Plard, Christiane Fäcke,
Lisbeth Verstraete-Hansen (éds.)

Langues et cultures dans
l’internationalisation de
l’enseignement supérieur
au XXIe siècle

(Re)penser les politiques linguistiques :
anglais et plurilinguisme

À propos des directeurs de la publication

Françoise Le Lièvre est Maître de conférences en sciences du langage à l’Université Catholique de l’Ouest à Angers, France.

Mathilde Anquetil enseignante-chercheure de français à l’Université de Macerata, Italie.

Martine Derivry-Plard est Professeur des universités en sciences du langage et études anglophones à l’Université de Bordeaux-ESPE, France.

Christiane Fäcke est titulaire de la chaire de didactique des langues romanes à Augsbourg, Allemagne.

Lisbeth Verstraete-Hansen est Maître de conférences en études françaises et francophones à l’Université de Copenhague, Danemark.

À propos du livre

Malgré les recommandations des institutions de l’Union européenne invitant les Etats à reconnaître la diversité linguistique de leur territoire et à promouvoir l’enseignement des langues selon une éducation ouverte à la pluralité et à l’interculturalité, on constate de nos jours une hégémonie croissante de l’anglais. Cette langue n’est plus considérée comme une « langue étrangère » mais comme la lingua franca de l’internationalisation de l’enseignement supérieur en Europe et dans le monde entier. Notre ouvrage, en tandem avec le second volume publié dans Heteroglossia (2018), réunissant didacticiens des langues, historiens et économistes, se propose d’examiner le rôle de l’anglais dans les stratégies d’internationalisation et d’interroger le plurilinguisme effectif des individus et le multilinguisme des institutions. Plus largement il s’agit de (re)penser les politiques linguistiques dans l’université du XXIe siècle, afin d’articuler la position hypercentrale de l’anglais avec la gestion d’un plurilinguisme plus démocratique.

Pour référencer cet eBook

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Mathilde Anquetil, Martine Derivry, Christiane Fäcke, Françoise le Lièvre et Lisbeth Verstraete-Hansen

Introduction

Malgré les initiatives des institutions européennes invitant les Etats à reconnaître et à promouvoir la diversité linguistique de leur territoire, à envisager l’enseignement des langues dans la perspective d’une éducation langagière générale plus ouverte à la pluralité et à l’interculturalité, on constate aujourd’hui un renforcement constant de la position hégémonique et consolidée de l’anglais (Salvé, 2014; Truchot, 2010) au point qu’il n’est plus considérée comme une « langue étrangère » mais comme la langue de communication internationale en Europe et dans le monde entier, la lingua franca de l’internationalisation de l’enseignement supérieur européen. Tullio de Mauro (2014) – qui fut promoteur d’une educazione linguistica intégrant dans le répertoire des citoyens des compétences complémentaires dans toutes les langues, qu’elles soient symboliques, artistiques, sectorielles, littéraires, du dialecte aux langues nationales et internationales –, en est venu à se demander si face à une trop grande multiplicité de langues, comme conséquence de son élargissement, une Europe démocratique ne se devrait pas de suivre le modèle bi-plurilingue indien intégrant définitivement l’anglais lingua franca comme langue des institutions internationales.

In this line of thought, reflecting on English as a lingua franca in European institutions and in the education systems (Risager, 2006), we opted for a code-switching (French/English) text in this bilingual introduction in order to mirror the bi/plurilingual perspective.

The current state of globalization requires individuals, who are today mostly multilingual, to demonstrate adaptive capacities to meet the increasing diffusion of knowledge (education, research and publication). Within this abundance and for the sake of international recognition, one notices that training schemes taught in English are increasing exponentially in many higher institutions in Europe (Derivry-Plard & al. 2013,←v | vi→ Anquetil, 2017). This strong trend is most often justified in terms of its attractiveness to students and international researchers, and in terms of neo-liberally-inspired policies of excellence (Gaspard, 2013) and these criteria are, in the vast majority of cases, evaluated positively in quality evaluation mechanisms (Charlier et al.).

Cependant aucun suivi scientifique n’a pu, à ce jour, véritablement mesurer les effets de ces politiques et de ces pratiques de l’internationalisation par l’anglais et nous remarquons également que ces mêmes politiques s’opposent en quelque sorte aux mobilités de type Erasmus dont un des objectifs est/ était la formation dans la langue-culture du pays d’accueil. Notre ouvrage se propose d’examiner le rôle de l’anglais dans les stratégies d’internationalisation en prenant en compte le plurilinguisme effectif des acteurs et le multilinguisme des institutions et des contextes qui s’opposent aux discours et aux pratiques de promotion unique de l’anglais, en mettant en dialogue des didacticiens des langues, des historiens et des économistes.

Dans ce contexte, divers questionnements surgissent :

Dans quelle mesure l’internationalisation mène-t-elle à une éducation mono-, bi- ou plurilingue ?

Comment repenser la didactique de l’anglais, la didactique des langues et du plurilinguisme en association avec la question de la centralité de l’anglais ?

Qu’en est-il de la transmission disciplinaire des contenus (Causa et al., 2012) ?

Notes biographiques

Françoise Le Lièvre (Éditeur de volume) Mathilde Anquetil (Éditeur de volume) Martine Derivry-Plard (Éditeur de volume) Christiane Fäcke (Éditeur de volume) Lisbeth Verstraete-Hansen (Éditeur de volume)

Françoise Le Lièvre est maitre de Conférences en sciences du langage et langue anglaise à l’Université Catholique de l’Ouest à Angers, France. Mathilde Anquetil enseignante-chercheure de français à l’Université de Macerata, Italie. Martine Derivry-Plard est professeur des universités en sciences du langage et études anglophones à l’Université de Bordeaux-ESPE, France. Christiane Fäcke est titulaire de la chaire de didactique des langues romanes à Augsbourg, Allemagne. Lisbeth Verstraete-Hansen est maître de conférences en études françaises et francophones à l’Université de Copenhague, Danemark.

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Titre: Langues et cultures dans l'internationalisation de l'enseignement supérieur au XXIe siècle