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Le sentiment d’efficacité personnelle d’élèves en contexte plurilingue

Le cas du français au secondaire dans la Vallée d’Aoste

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Isabelle Puozzo

Le sentiment d’efficacité personnelle est un facteur important à prendre en compte dans tout apprentissage. La perception que l’élève a de ses propres compétences influence considérablement son implication, sa persévérance et la réussite de ses apprentissages. Elle peut également favoriser le processus d’autorégulation qui a, lui aussi, un impact sur le parcours de l’élève. L’auteure part de l’idée que développer le sentiment d’auto-efficacité chez les apprenants, notamment de langues, peut l’aider à construire ses compétences et l’envie d’apprendre tout au long de la vie. Cet ouvrage identifie les (res) sources et explore les démarches qui permettraient de développer ce sentiment d’auto-efficacité dans l’apprentissage des langues. Ce sentiment d’efficacité pourrait amener l’élève à considérer les langues qu’il connaît comme un répertoire plurilingue potentiel à sa disposition dans lequel il peut puiser. Pour ce, l’auteure analysera cette théorie l’appliquant à l’apprentissage du français en contexte valdôtain, en s’appuyant sur une pédagogie de la créativité afin de promouvoir ce sentiment chez et avec des élèves du secondaire dans un environnement bi-plurilingue.
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III. Cadre théorique à intégrer dans l’éducation linguistique : le sentiment d’efficacité personnelle

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III.Cadre théorique à intégrer dans l’éducation linguistique : le sentiment d’efficacité personnelle

7.Le sentiment d’efficacité personnelle : un autre versant de la motivation scolaire

Issu d’une famille d’origine européenne de l’Est, Bandura, père fondateur de la théorie du SEP (Pajares & Urdan, 2006), est né en 1925 au Canada. Malgré la précarité sociale de sa famille, ses parents font en sorte d’offrir à leurs enfants une bonne scolarité ; ils les encouragent continuellement à tenter de nouvelles expériences. Les conditions défavorisées du jeune élève qui l’ont amené à prendre en charge son apprentissage ce qui n’est sans doute pas étranger à ses développements théoriques une fois atteint son autonomie. A la fin de ses études secondaires, il s’inscrit à l’Université de Colombie-Britannique à Vancouver pour y suivre des études de psychologie qu’il doit lui-même financer en travaillant. A la fin du cycle, il décide de continuer ses recherches en prenant la voie de l’école doctorale (Carré, 2004).

A une époque où le béhaviorisme domine, Bandura s’en détache rapidement en s’appuyant sur son observation et son expérience de la vie. Il choisit alors d’orienter ses recherches vers le concept d’apprentissage social et s’éloigne alors de ses confrères béhavioristes. En 1952, il quitte l’Université d’Iowa pour celle de Stanford où sa carrière prend tout son essor. L’Université de Stanford lui offre la possibilité de pousser l’expérience vers de nouvelles voies. Il y...

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