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Le livre de sagesse. Supports, médiations, usages

Actes du colloque de Metz (13-15 septembre 2006)

Nicolas Brucker

Le livre de sagesse est par son caractère protéiforme une entité difficile à appréhender selon une méthode a priori ; il semble en revanche mieux se prêter à un examen des conditions empiriques de sa réception. En choisissant de déplacer la cible d’étude de l’écriture sapientiale à la lecture de sagesse, ce livre, fruit d’un colloque tenu à Metz en septembre 2006, réévalue l’importance des médiations, qu’elles soient éditoriales, sociales, pédagogiques ou poétiques. Plus qu’un usager, le lecteur apparaît dans ce contexte comme le pratiquant d’une religion sans dogme, sans discipline ni normativité. La relation instituée engage une dynamique de rupture, soit insensible soit spectaculaire, et une libération des modes de pensée traditionnels. Proche du livre de chevet en ce qu’il ne se définit comme lui que par son usage, le livre de sagesse conduit lui aussi, et de façon plus spécifique encore, à réfléchir sur la dimension thérapeutique d’une lecture qui vise non à convaincre ou à instruire, mais à doter l’existence sensible, soumise au régime de la production, d’une capacité à symboliser. Réorienté dans sa lecture comme dans sa vie, le lecteur se trouve alors initié à une vision inédite du monde, grâce ou en dépit d’une relation contradictoire. Car le livre de sagesse est marqué au coin du paradoxe : il doit transmettre sans fixer, communiquer sans divulguer, apprendre sans enseigner.
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La conversion. Expérience spirituelle, expression littéraire

Actes du colloque de Metz (5-7 juin 2003)

Nicolas Brucker

La conversion occupe dans l’expérience spirituelle une place centrale. Origine et fin de toute quête, elle est d’abord un événement, inouï, bouleversant, fondateur. Elle est aussi une parole, qui cherche les voies d’une expression adéquate, pour retraduire en mots ce qui est ineffable, le conserver, le commémorer, le divulguer, ou bien pour le mettre en question, en le confrontant à d’autres horizons de pensée, ou bien encore pour en perpétuer l’émerveillement, au-dedans et au-dehors.
Le colloque dont les contributions sont réunies dans ce volume, s’est donné pour tâche d’étudier cette parole, considérée dans le cadre de la communication littéraire, en se demandant si toute écriture de la conversion n’est pas toujours une écriture en conversion. C’était faire le pari que la conversion, loin de n’être qu’un simple topos, domine la création littéraire au point d’en réorienter le sens. De saint Paul à J.-P. Lemaire, les vingt-quatre contributions de ce recueil explorent, selon des méthodes variées et dans des aires culturelles différentes, les modalités de l’expression de la conversion; elles n’en présentent pas moins d’étonnantes convergences, preuve de la forte unité de la réflexion.
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Edited by Nicolas Brucker

Tracer le panorama de l’apologétique à l’âge classique n’est pas chose facile, tant sont multiples les perspectives philosophiques et diverses les formes littéraires. La tentation est alors grande d’aligner les monographies. Le colloque de Metz (16-18 octobre 2008), dont sont issues les contributions du présent ouvrage, a choisi d’appréhender cette diversité foisonnante et mouvante en la soumettant à une unique approche, la question du croire. Tenant de l’imaginaire et du rationnel, la foi manifeste l’ambition de réaliser la synthèse du sentiment et de la raison. La théologie pascalienne de la grâce fournit des éléments de réponse pour faire cohabiter ces deux principes, constituant le matériau dont d’innombrables apologies se nourriront pendant plus d’un siècle. De 1650 à 1802, de Pascal à Chateaubriand, en contexte catholique comme en contexte protestant, la réflexion est inlassablement reprise sur la possibilité de rendre raison de sa foi à autrui, comme le demande saint Pierre (1 P 3, 15), alors que les progrès de l’histoire, de l’exégèse biblique ou des sciences de la nature en renouvellent les conditions. Mais peu à peu le sujet s’affirme comme la preuve première : son expérience de la foi, le témoignage qu’il en rend, l’espace de parole qu’il ouvre à l’autre, pour mettre ses idées en débat et engager un possible dialogue, sont les nouveaux moyens de la persuasion et de la conversion.